Category: BLOG

Féminazine!

Art, BLOG, Event, News 05/10/2016

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Allier le pouvoir relaxant du coloriage de mandalas  tout en célébrant le corps de la femme, voilà ce que Vincent Tourigny et moi-même proposons dans un petit zine qui sera disponible lors de l’évènement FÉMINAZINE, une initiative amicale célébrant le fanzine.

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Combine the relaxing power of coloring mandalas while celebrating the female body is what Vincent Tourigny and I propose in a small zine that will be available during the event FÉMINAZINE, a friendly initiative celebrating zine & women .

Lancement // Launch  : Alexandraplatz Bar à Montréal le mercredi 5 octobre de 5@9
Les zines seront disponibles chez Boutique Atelier 10 après l’événement.

 

 

 

BACKORDER

Art, BLOG, News 30/09/2016

Super touchant! Un court métrage est inspiré de Backorder, la nouvelle (histoire vraie) écrite par moi-même en 2012 à l’occasion d’une performance à la La Galerie des Nanas!!

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I am honoured! A short was inspired by Backorder, a true story I had written down in 2012 for a performance at La Galerie des Nanas !!

Réalisation/ production Anne Colette

Backorder from Anne-Colette on Vimeo.

Les fenêtres qui parlent

Art, BLOG, Ceramic, Event, News 28/09/2016
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Petits sacrilèges en préparation…

Cet automne, j’ai la chance d’être parmi les 60  exposants de  la 9e édition de Les Fenêtres qui parlent. Chaque année, l’évènement  invite des artistes à exposer leurs oeuvres dans les fenêtres et sur les balcons de résidents de la rue Marquette à Montréal.

Passez au 4379 rue Marquette pour voir Petits sacrilèges, mon installation céramique!
Quand? 30 septembre, 1er et 2 octobre 2016

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This fall, I’m among the 60 exhibitors of Les Fenêtres qui parlent 9th edition. Each year, the event invites artists to exhibit their work in Marquette Street residents’s windows and balconies.

Hit the 4379 Marquette street to see ‘Small sacrilegious’ my ceramic  installation!
When? September 30, 1 and 2 October 2016

 

Possibles Éditions : Un premier livre sur l’histoire du graffiti à Montréal

BLOG, Event, Interviews, Not all about me, publication 24/11/2015

Voilà une annonce que j’attendais de faire depuis longtemps : Le 27 novembre prochain à la galerie Station 16, sera lancé La Jenkins, récits de graffitis dans le Sud-Ouest de Montréal, le livre de Vincent Tourigny (mon copain), aujourd’hui designer, illustrateur et ex-graffiteur .  

La publication s’articule atour de Jenkins, une ancienne fonderie située à Lachine et abandonnée pendant plus de 10 ans. Avant d’être démolie en 2004, l’usine deviendra après sa fermeture un immense terrain de jeux pour les graffiteurs. Marqué profondément par celle-ci, Vincent récolte depuis plusieurs années de nombreuses photos et témoignages de ce lieu maintenant disparu. Ses recherches pour documenter ce pan marquant de sa propre histoire se concrétisent maintenant dans les 208 pages de son livre.

Ce livre, sur lequel j’ai moi-même travaillé très fort, est une collaboration unique entre Possibles Éditions (PE) et Vincent. PE est une jeune perle dans le milieu éditorial québécois qui s’efforce d’encourager  les initiatives inventives et expérimentales d’ici. Afin de mettre de l’avant ceux et celles qui ont concrétisé le projet, j’ai posé quelques questions au collectif. Les membres nous parlent de ce qui a capté leur intérêt dès le début, les découvertes qu’ils ont faites en cours de route et leur vision du livre en tant qu’objet/artéfact. 

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Qu’est-ce qui a  intéressé Possibles Editions dans le projet que Vincent vous présentait?

PE : Au tout début, quelque chose nous attirait dans le projet sans qu’on puisse nommer quoi exactement. Le tout s’est clarifié et a éclos au fil du processus d’édition.  

Dans un premier temps, on pourrait mentionner que notre intérêt tournait surtout autour de l’idée de faire un livre illustré, fortement influencé par une sous-culture artistique propre, dont nous ne connaissions rien et qui nous a donné l’occasion d’approfondir. Cette sous-culture porte en elle une franchise et une authenticité, dans son langage, dans sa vision du monde et son mode de vie… que nous avons trouvé à la fois riche et assez facilement abordable pour en permettre la découverte de manière satisfaisante dans le cadre d’un livre.  

Suivant un fil important de notre vision éditoriale, il s’agissait pour nous de contribuer à rendre visible et accessible pour un plus grand public une activité méconnue et souvent méprisée. On voulais appuyer la démarche de Vincent pour montrer à l’oeuvre l’intelligence et le talent des acteurs du monde du graff. Cela dans le but aussi de permettre aux lecteurs de se forger un autre regard sur leur propre ville… de sillonner les rues de leur quartier et de voir autrement ces marques colorées qui peuplent le paysage urbain. Voir que ces graffitis, bien loin d’être n’importe quoi, sont le fruit d’un désir de reconnaissance et d’expression de la part de leur auteur-e-s. Ces graffiti sont un mode d’expression spécifique à une époque et à une sensibilité de générations qui se succèdent depuis les années 90. On y sent un puissant désir de création, de maîtrise d’un art, de surpassement de soi et de socialisation. Sans chercher à louanger naïvement le graffiti, nous avons probablement décidé de publier ce livre pour dépasser l’indifférence et l’ignorance ambiante envers cette pratique… qui est d’abord quelque chose qu’on a vécu nous-mêmes! La lecture de ce manuscrit a été pour nous une découverte sur une facette de notre environnement toujours présente, mais à la fois inconnue et comme invisibilisée. On peut circuler dans la ville et ne jamais vraiment voir les graffitis alors qu’ils sont pourtant omniprésents. Puis, il faut mentionner qu’il y avait aussi le fait qu’il existe à ce jour très peu de livres sur la pratique du graffiti à Montréal et cela, malgré leur forte présence dans l’environnement urbain.  

Nous apprécions aussi le fait qu’il s’agisse d’un livre d’art urbain construit autour d’un contenu d’archives, sans pour autant être un livre de nature académique : ça reste real. La richesse sociologique du travail de recherche et de documentation n’est pas mise au premier plan, mais se retrouve, pour qui prête l’oeil et l’oreille, dans toutes les entrevues. La toile de fond du livre est vraiment bien choisie et elle a beaucoup interpellé notre imaginaire : passé industriel, vastes architectures, histoire du canal Lachine, crise économique et désindustrialisation. C’est particulièrement stimulant de découvrir le graff dans ce contexte et d’en voir la résonance avec tous les enjeux sociaux de l’époque.  

Qu’avez-vous appris en faisant ce livre (Sur Montréal, sur la culture graff)?

PE : Tout! Au fil du travail d’édition nous nous sommes même mis à parler entre nous en utilisant les termes du graff game ! Voir le lexique du livre !

Au fil du travail nous avons également été stimulé-e-s par le défi d’édition que représentait la mise en forme de cette masse d’information (sous forme d’entrevues) colligée, et du travail à accomplir pour le rendre accessible à un lectorat un peu moins connaisseur de la scène du graffiti. Nous avons trouvé des veines de sens principales très fortes. De manière implicite c’est toute une “philosophie” du graffiti (une éthique ou un mindset) que nous avons découvert. Les principes de ce mindset du graff  traversent tout le livre. Nous avons également découvert une réflexion riche sur l’impact de l’arrivée d’internet. Tout cela encore une fois est disséminé en filigrane à travers les entrevues.   

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Un aspect de la culture graff que vous auriez aimé creuser d’avantage?

PE : Il va sans dire que nous aurions souhaité mieux approfondir la perspective féministe dans notre approche, et au premier plan, la présence/absence des femmes au sein de cette scène.  

Aussi, toute la question des relations interpersonnelles et des façons qu’ont les graffeurs de se lier entre eux nous échappent encore assez aujourd’hui. Cela demanderait une recherche sociologique en bonne et due forme.

Enfin, un élément qui nous a surpris mais dont on n’a pas pu explorer toutes les potentialités est la dimension artistique au sein du graff : la réflexion sur le geste artistique posé dans la création, et la complexité de la recherche dans la démarche artistique dans le graff.  

Enfin on reste peut-être un peu intrigué, après cette plongée dans la Jenkins et dans la scene graff, sur les autres lieux où se déployait la scene à Montréal : d’autres usines et d’autres murs, dont le vibe était peut être différent?  

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Les procédés d’impression que vous utilisez sont souvent laborieux ou plus rares ( reliure cousue, sérigraphie, Offset, riso ). La facture visuelle des publications chez Possibles Editions est toujours très soignée, étudiée. Pourquoi?

PE : Pour nous, la réflexion sur l’objet-livre ou le livre-artéfact s’impose : le livre est une entité matérielle à réaliser, et l’édition prépare la mise au monde d’un objet porteur de sens. C’est dans la cohérence entre le propos porté et la forme qui le porte qu’existe pour nous l’envie de faire des livres – ce qui nous pousse à soigner autant le fond que la forme.  

Cela permet également de s’échapper d’un rapport purement intellectuel au livre : nous tachons de nous en approprier la matérialité, l’objectivité, en le faisant – littéralement.  

La maison d’édition est aussi un espace de fabrique : il s’agit d’un laboratoire, d’un espace d’exploration et d’apprentissage par le livre dans toute sa complexité – d’une part celle du propos, et d’autre part celle du défi technique de sa production.  

C’est aussi que nous cherchons à revoir la division du travail à l’intérieur de la chaîne de production d’un livre. L’industrie du livre est très problématique aujourd’hui. De par la manière dont elle est structurée, cette industrie favorise la quantité et non la qualité ou la pertinence. Pour nous le livre est un artefact qui offre une expérience au monde précise. Cette expérience doit pouvoir trouver autre chose que des livres jetables. Puis il ne s’agit pas pour autant de fétichiser ce médium. Le livre comme interface est pour nous un problème avec lequel on entre en dialogue par le fait de faire. C’est une interface qui nous offre également l’occasion de faire vivre des moments d’idéation, de création et de production qui ressemblent beaucoup à des laboratoires de liens sociaux.   

Nos procédés d’impression ne sont en fait pas particulièrement laborieux, ce qui est laborieux c’est le fait de faire les livres nous-mêmes avec soin au lieu d’envoyer un pdf en un clic chez l’imprimeur! Ce qui demande temps et énergie c’est le fait de se réapproprier et de partager les savoirs et savoirs-faire du monde du livre à une échelle différente de celle du grand tout automatisé.  

Nous détournons les machines industrielles que nous avons avec passion pour tenter d’en faire autre chose que des sources de dépossession et d’aliénation.   

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En quoi La Jenkins se rapproche et/ou s’éloigne de vos précédentes publications?

PE: Tous nos projets se distinguent dans les propos qu’ils tiennent.  

Nous explorons sans cesse de nouvelles contrées et n’envisageons pas pour l’instant de devenir des spécialistes de tel ou tel genre littéraire. Ce qui nous tient au ventre c’est l’idée que les livres peuvent résonner dans l’imaginaire social, le fait qu’ils peuvent permettre de voir et de sentir autrement le monde souvent trop rigidifié qui nous entoure.  

Notre vision éditoriale, en tant que collectif, s’appuie entre autres sur l’exploration de la force de la facture du livre-artéfact. Le fait d’avoir plein accès aux divers machines et outils de production nous permet d’envisager chaque nouveau projet avec une grande liberté. Notre plus grande contrainte est d’endiguer cette liberté.

Ainsi, toujours la réflexion sur la cohérence entre forme et fond domine. Aussi, nous aimons prendre des risques, mener des projets impossibles, imaginer autrement  : dans les formes, dans le contenu – donner à lire une parole et des vérités qui ne trouvent pas leur place ailleurs.  

Dans tous les cas, la Jenkins est un pur bijou ! Ce livre est une fête dont les échos vibreront en nous encore longtemps.  

Procurez-vous une copie du livre lors du Souk@Sat 
Ou lors du lancement :

Vendredi le 27 novembre / 17h à 20h
Station 16 / 3523 Boulevard Saint-Laurent, Montréal
www.possibleseditions.com

 

Des caresses magiques // Magic cuddles

BLOG, Event, Not all about me 17/11/2015

En fin de semaine avait lieu Expozine, la foire annuelle des petits éditeurs, bande dessinées et fanzines à Montréal. À travers les milliers de publications originales qu’on pouvait trouver à l’événement, UN gros coup de coeur : Caresses Magiques.

This weekend, Expozine, the Montreal’s annual small press, comic and zine fair was taking place. Through thousands of original publications that you could find at the event, I had one big crush : Magic cuddles.

Tout à commencé quand mon amie Sara Hébert et ses collègues Sarah Gagnon-Piché et Sophie Bédard ont voulu créer une plateforme numérique féministe pour recueillir et diffuser des témoignages de femmes sur leur sexualité. Suite au succès manifeste de leur premier appel de textes, le projet s’est cristallisé dans un livre.

It all started when my friend Sara Hebert and his colleagues Sarah Gagnon- Piché and Sophie Bédard wanted to create a feminist digital platform covering women’s testimonies about their sexuality. Due to the success of their first call for submissions, the project has now crystallized into a book.

À la fois drôles, parfois touchants, les 41 témoignages qu’on retrouve dans Caresses Magiques sur les différents parcours autoérotiques féminins sont à l’image de la réalité : pluriels. Un véritable « Bouillon de poulet pour l’âme d’une vulve » qui démystifie notre sexualité en traitant tour à tour de fantasmes, vaginisme, virginité, frigidité, viol, découverte du point G et des premiers contacts avec la sexualité lors de la petite enfance.

Funny and sometimes moving, the 41 testimonies found in Magic Cuddles on different females’s autoerotic journeys well reflect reality: it’s plural. A genuine “Chicken Soup for the vulva’s soul ” that demystifies our sexuality by treating about phantasms, vaginismus, virginity, frigidity, rape,  G-spot discoveries and childhood’s first contacts with sexuality.

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Image : caressesmagiques.com

« C’est peut-être le magazine Filles d’aujourd’hui qui m’a rendue si confuse quant à ma sexualité. C’est ce que je lisais la première fois que je me suis masturbée. L’article n’était pas particulièrement intéressant. Je me souviens qu’on y apprenait que Leonardo DiCaprio a le deuxième orteil plus grand que le premier. » Rose T. M.

“It is perhaps Filles d’aujourd’hui magazine that made me so confused about my sexuality. This is what I was reading the first time I masturbated. The article wasn’t particularly interesting. I remember that it said Leonardo DiCaprio had the second toe bigger than the first. ” Mr. Rose

« À 23 ans, c’est arrivé. Avec le petit pénis en caoutchouc que ma sexologue m’avait prêté plongé dans mon intérieur et mon nouveau-vibrateur-de-course-qui-a-gagné-plein-de-prix qui se chargeait de faire vaciller mon clitoris. Je n’en revenais pas. J’étais à deux doigts d’aller réveiller ma coloc pour partager la bonne nouvelle. » Laure P.

” It happened at 23.  The small rubber penis that my  sexologist gave was immersed in me and my new-vibrator-who-won-full-of-prices was ticking my clitoris. I couldn’t believe it. I almost wake-up my roommate to share the good news. ” Laure P.

Si vous avez manqué Expozine, vous pouvez toujours vous procurer le recueil via leur Boutique Etsy et le 5 & 6 décembre prochain au Salon Nouveau Genre à Québec. Vous pouvez également participer (de façon anonyme ou non) à leur prochain appel de textes sur les fantasmes ICI.

If you missed Expozine, you can still purchase the book through Etsy or the 5 & 6 December at the Salon Nouveau Genre in Quebec city. You can also participate (anonymously or not) to the next call for submissions HERE.

caressesmagiques.com
facebook.com/caressesmagiques

Boutique éphémère / Pop up shop

Ceramic, Event, News 01/11/2015

J’ai la chance de participer à un Pop up Shop au  sympathique Café Larue & fils Jarry Jeudi le 5 novembre prochain de 16h @ 21h! // I am lucky to participate to Café Larue & fils Jarry‘s Pop up shop next thursday november 5  16h @ 21h! 

Vous pourrez vous procurer en exclusivité mes emojis thérapeutiques et mes verres en porcelaine de la série Losanges & Fun. Il y aura également les bijoux marmod8 • les sacs et accessoires en cuir de Corinne Wilde •  les tricots de Nanoukiko • les produits naturels de Skog produits naturels et biologiques et Valande Aromacosmétique • les t-shirts de Le Pire Shirt Du Monde et un dj: monsieurlouis Louij Grat // You will be able to buy in exclusivity my therapeutic emojis and my Losanges & Fun porcelain cups. ++AND  there will be amazing people : marmod8 jewelry • leather bags and accessories from Corinne Wilde • knits from Nanoukiko • Natural Products from Skog natural and organic products and Valande AromacosmétiqueThe Worst Shirt of the World  and dj : monsieurlouis Louij Grat! 

Bluetiful!

BLOG, Event 26/10/2015

« Un escargot s’est fait pilé dessus, mais quand le coquillage a brisé, il est sorti une musique » dit Daphné en parlant de Bluetiful, son premier livre de poésie qui sera publié le 29 octobre prochain aux Éditions de l’Écrou.

” A snail has been crush, but when the shell broke, a music went out” says Daphné talking about Bluetiful,  her first poetry book to be published next October 29 by Éditions de l’Écrou.

Daphné, c’est ma jumelle dans la vraie vie en plus d’être « tout le monde », comme elle l’affirme, devant l’écran de son laptop. Après avoir obtenu un baccalauréat en littérature française à l’université McGill puis enseigné un an à Taipei, ma soeur est revenue à Montréal avec un chandail de panda sur le dos, un coeur en miettes et surtout, la détermination nécéssaire pour faire exploser les open mics de la ville. Elle étudie depuis à la maîtrise en création littéraire à l’UQAM et nous parle de barrette brillantes, de bain moussant, d’amours brisés et de liens buzzfeed dans une prose dépouillée de tout lyrisme aussi courte qu’un statut Facebook. À travers les larmes et la mousse qui remplit son bain, ses petites brisures et ses combats du quotidien, ce que celle-ci nous offre, c’est la vie qui se prend en selfie. Quand, entre une poignée de « je » et un « fuck you », son regard croise celui du miroir, c’est celui de tout le monde qu’il rencontre en même temps.

Daphne is my sister in real life in addition of being “everyone” as she affirms, in front of her laptop screen. After she obtained a BA in French literature at McGill University and taught one year in Taipei, my sister came back to Montreal with a panda sweater on her shoulders, a heart crushed into pieces and above all, the  determination to explode all the open mics of the city. She is now doing a master in Creative Writing at UQAM and talks about glittery hair clips, bubble bath, broken love affairs and BuzzFeed links in a prose stripped of lyricism and short as a Facebook status. Through tears and foam, sweet small broken pieces and daily life struggles, what she offers to us, is a selfie from life itself.  When, between a handful of “I” and one “fuck you” her eyes meet the mirror, it is the eyes of everyone she meets at the same time.

Extrait de Bluetiful, Daphné B.

Extrait de Bluetiful, Daphné B.

Pour les intéressés, le lancement de Bluetiful se déroulera le 29 octobre prochain au Sporting Club. Au menu : des livres, de l’alcool, des performances audiovisuelles, une mise en scène du talentueux Jérémie Francoeur, de l’anglais, du français et un karaoké immense piloté par le musicien déraillé FC Legault. Je vous conseille également d’apporter vos aiguilles de stick and poke. Pour Daphné, un bon poème «  est un poème [qu’elle] serait prête à se faire tatouer sur la fesse gauche, sans regret. Parce qu’il garderait de sa pertinence jusqu’à que ce que [sa] fesse se fripe ». Suivant cette logique,  vous risquez de vouloir un nouveau tattoo 😉 .

For those interested, the launch of Bluetiful will take place next October 29th at the Sporting Club. On the menu: books , alcohol , audiovisual performances , a staging by the talented Jérémie Francoeur, English , French and a huge karaoke led by the crazy musician FC Legault. I also recommend you to bring your stick and poke needles. For Daphne , a good poem ” is a poem [ that she ] would be ready to tattoo on her left buttock, without regret . Because it would keep its relevance until  [ her ] ass crumples “. That being said, you might want a tattoo ;).

Daphné_B 2Daphné travaille à la librairie Drawn and Quarterly et co-dirige également une plateforme de publication nommé Filles Missiles depuis peu. Celle-ci propose une vision contemporaine de la littérature québécoise faite par des femmes. // Daphné  works at Drawn and Quarterly bookstore. She also co- runs a publishing platform named Filles Missiles which offers a contemporary  vision on Quebec literature made by women.

Empreintes de micro feuillage // Micro foliage imprints

BLOG, Ceramic, ceramic crush, Inspiration 18/10/2015

La céramiste australienne Helen Hay, de Kanimbla Clay, incorpore à l’argile les feuilles et les fleurs des arbustes indigènes qu’elle trouve à proximité de son studio. Ils laissent dans la terre (une porcelaine translucide) de délicates impressions qui se révèlent au passage de la lumière. #CUTE

The Australian ceramic artist Helen Hay of Kanimbla Clay incorporates in her work leaves and flowers of indigenous shrubs growing around her studio. They leave in the clay (a translucent porcelain) delicate impressions that are later fully revealed by the passage of light. #CUTE

Un livre de poésie grâce à l’intelligence artificielle / Poetry book created by artificial intelligence

Art, BLOG, Not all about me, publication 29/09/2015

Qu’arrive t’il lorsqu’on tente de décrire des peintures abstraites dites iconiques à l’aide d’algorithmes avancés de reconnaissance d’images? Les designers François Girard Meunier et Emmanuel Marceau explorent cette question dans leur récente publication Deep Learning describes Abstract Paintings. Il en résulte un ouvrage d’une étrange poésie…

What happens when you try to describe iconic abstract paintings by using algorithms designed for precise image recognition ? Designers François Girard Meunier and Emmanuel Marceau explored this issue in their recent publication ‘Deep Learning Describes Abstract Paintings’. The result is a book from which emanates a strange poetry …

2015, by François Girard-Meunier and Emmanuel Marceau

Learning describes Abstract Paintings by François Girard-Meunier and Emmanuel Marceau , 2015

Les algorithmes de type Deep Learning utilisés pour générer les descriptions du livre tentent de répliquer le processus d’apprentissage humain. Ils sont généralement précis pour décrire des images figuratives et peuvent générer des phrases comportant un niveau de syntaxe avancé. Pour une image abstraite, il en est tout autre.

Deep Learning algorithms were used to generate descriptions in the book. Those algorithms attempt to replicate the human learning process. It is generally accurate to describe figurative images and it can generate sentences with an advanced level of syntax. For an abstract image, it is quite different.

Learning describes Abstract Paintings by François Girard-Meunier and Emmanuel Marceau , 2015

Piet Mondrian, composition with yellow (1930) in Learning describes Abstract Paintings by François Girard-Meunier and Emmanuel Marceau , 2015

« Pour ce projet, notre intérêt résidait principalement entre les différences de perception et de langage entre une conception généralement admise de ce qu’est une peinture abstraite (une œuvre d’art non figurative qui veut résister à l’interprétation – une œuvre d’art ayant une aura et un contexte qui la transcende) et un mode d’interprétation qui se veut générique, objectif, et absolu »

” For this project, we were interested by perception and language differences between a generally accepted conception of what is an abstract painting ( a work of non-figurative art that wants to resist to interpretation – a work of art with an aura and a context that transcends it) and an  interpretation which is generic, objective and absolute “

Learning describes Abstract Paintings by François Girard-Meunier and Emmanuel Marceau , 2015

Learning describes Abstract Paintings by François Girard-Meunier and Emmanuel Marceau , 2015

Learning describes Abstract Paintings a été imprimé à Montréal en tirage limité. Le livre a récemment été présenté dans le cadre de NY Art Book Fair le 18 & 20 septembre. Pour plus d’infos, il est possible contacter les auteurs.

‘Learning describes Abstract Paintings’ was printed in limited edition in Montréal. The book was recently presented as part of  the NY Art Book Fair on September 18 & 20. For more info, you can contact the authors.

www.francoisgm.com
www.salutmanu.com

Armes blanches, bijoux de prison // Armes blanches, prison jewelry

Art, BLOG, Not all about me 23/09/2015
Armes Blanches, Marie-Maude Brunet

Armes Blanches, Marie-Maude Brunet

Je suis déjà une grande fan des bijoux de la montréalaise Marie-Maude Brunet // Marmod8 (exposante en 2012 à Collier de macaronis pour Maman), voilà que je suis conquise par Armes blanches, une série d’amulettes contemporaines créée dans le cadre de Le Labo, un workshop de deux ans donné par Noel Guyomarc’h à la Galerie Noel Guyomarc’h. Armes blanches s’inspire des shanks (couteaux de prison), des armes de fabrication artisanale improvisées avec les matériaux disponibles au moment de leur conception.

« J’ai d’abords été intéressée par l’idée de l’autodéfense dans des conditions  limitées, de la survie. C’est en parlant avec un ami que j’ai découvert les shanks (ou shivs). En poussant mes recherches, je suis tombée sur des images d’armes de prison qui m’ont fascinée et j’ai tenté d’en faire avec ce que j’avais chez moi. Dans ce cas-ci, je trouvais que l’arme, qui pouvait se porter n’importe où, se rapprochait du concept de bijou.

La série Armes blanches ressemble d’une certaine façon à mon travail habituel, comme certaines de mes bagues imposantes, presque dangereuses. Par ailleurs, ce projet demeure exploratoire et visait à sortir de ma routine de création habituelle. »

 Pour souligner les 5 ans de Le Labo, une exposition incluant Armes blanches et regroupant les oeuvres de 20 artistes joailliers émergeants est présentée jusqu’au 18 octobre à la Galerie Noel Guyomarc’h.

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I’m already a big fan of Marie-Maude Brunet’s jewelry/ Marmod8 (She participated in 2012 to Macaroni necklace for Mom), now I’m in love with Armes Blanches, a series of contemporary amulets part of Le Labo, a two-year workshop given by Noel Guyomarc’h at Guyomarc’h Gallery. Armes Blanches was inspired by shanks (prison knives), improvised homemade weapons made with the materials available at the time of their manufacture.

“I was interested by the idea of ​​self-defense under limited conditions and survival. While talking with a friend, I discovered shanks (or shivs). Pushing my research, I came across images of prison weapons. I was soo fascinated that I tried to make some with what I had at home. In this case, I found that the weapon, which could also be worn anywhere, approached the jewelry concept.

Les Armes Blanches shares similarities with my usual work. For exemple, some of my big rings are almost dangerous. Moreover, this project remains exploratory and was a way to put myself out of my usual creation routine. “

 To celebrate the 5 years of Le Labo, an exhibition featuring the works of 20 emerging jewelers artists runs until October 18 at Noel Guyomarc’h Gallery.

First exploration, Marie-Maude Brunet

First exploration of shanks by Marie-Maude Brunet

First exploration, Marie-Maude Brunet

First exploration of shanks by Marie-Maude Brunet

First exploration, Marie-Maude Brunet

First exploration of shanks by Marie-Maude Brunet

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Rings by Marmod8

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Rings by Marmod8